La Grande journée

La Grande journée de l'environnement à Prévost – photo: Michel Fortier
Michel Fortier
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De la passion à chaque kiosque

Michel Fortier – À Prévost, il n’y a pas que le maire, qui soit un passionné d’environnement, tous les kiosques, de la grande journée d’environnement étaient habités par la passion. La Grande journée l’Environnement se tenait le 16 mai dernier à l’école du Champ-Fleuri.

Le premier kiosque était celui de l’Association des véhicules électriques Québec qui était tenu par Annick Vigent, une passionnée qui nous venait de Saint-Jean-sur-Richelieu pour partager son expérience de véhicules électriques. Ils étaient une demi-douzaine à prêter leur véhicule afin de permettre aux visiteurs de faire l’expérience d’une voiture électrique. Il y avait des voitures GM, Kya, Hyundai. Notre passionnée VE affirmait qu’avec 400 km d’autonomie, nous n’avons plus de raison de nous priver de ces voitures, et elle reconnaissait que c’est une occasion de changer quelques habitudes, par exemple sur un voyage à Québec, au lieu de s’arrêter dix minutes pour prendre un café à la va-vite, on passe ¾ d’heure et on gagne 150 km d’autonomie. Ce n’est pas le plein, mais c’est bien assez pour se rendre jusqu’à un arrêt prolongé.

Chemin faisant il y avait les leçons de couture avec Ghislaine Dumoulin, où on apprend à réparer ses vêtements. Il y avait le Partage Club avec Anaïs Majidier, toujours aussi passionnée de partage, que nous avons déjà couvert en octobre 2023 et qui progresse avec plus de 40 000 membres dans plus de 50 villes du Québec. Elle nous rappelle que Prévost en est membre et qu’on peut y emprunter même une remorque. À voir sur le site de la Ville.

Baguettes en l’air, on m’invite au kiosque de Tricentris, que préside notre réputé échevin, Joey Leckman. Danielle nous accueille avec un jeu de « Oses-tu faire le tri ! » où on nous demande de trier une vingtaine d’objets dans le la bonne poubelle. Animée et passionnée, Danielle ne juge pas, nous encourage, et nous informe entre autres que les enfants sont souvent meilleurs que les parents dans le tri. Les curieux pourront découvrir certaines des initiatives remarquables de Tricentris en consultant le site : www.tricentris.com/nouvelles

Au kiosque de la SHEP, Sylvie Fortin s’occupait de distribuer des semis d’asclépiades

Puis il y a l’incontournable Société d’horticulture et d’écologie de Prévost, toujours présente à la Grande Journée qui partageait sa passion pour l’asclépiade et le papillon monarque. Sylvie Fortin nous offrait des plans d’asclépiade pour notre jardin qui est l’un des meilleurs moyens d’aider à préserver ce magnifique papillon migrateur !

Dans le fond de la cour d’école, il y avait le Food truck de Bagel Saint-Viateur. C’est une autre histoire, de grande passion, et je ne résiste pas à la tentation de partager leur petite histoire avec vous.

Fondée en 1957 dans le quartier du Mile-End à Montréal, Saint-Viateur Bagel est bien plus qu’une boulangerie : c’est une histoire de résilience, de transmission et de métissage culturel. Son fondateur, Myer Lewkowicz, survivant de Buchenwald arrivé à Montréal après la guerre, transforme un simple pain rond en symbole montréalais. Quelques années plus tard, le jeune Joe Morena, fils d’immigrants italiens, apprend le métier à ses côtés, jusqu’à reprendre l’entreprise et en faire une véritable affaire familiale. Depuis, la recette n’a presque pas changé : bagels roulés à la main, pochés dans l’eau au miel et cuits au four à bois selon la tradition. Même un incendie majeur en 1985 n’a pas arrêté l’aventure, le célèbre four étant demeuré intact. Aujourd’hui, Saint-Viateur Bagel rayonne bien au-delà de Montréal et demeure un emblème gourmand de l’identité montréalaise.

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